1 month ago

Strandberg Boden original Trem, l’expérience ultime qui change ma vie de guitariste …

         Il y avait de nombreuses raisons pour m’attirer chez Strandberg… Je suis d’un naturel curieux, j’aime les guitares modernes, j’aime les gens sérieux qui expérimentent et n’hésitent pas à sortir des sentiers battus, ceux qui croient en leurs idées même si elles sont à contre-courant, j’aime la philosophie des pays Scandinaves, leur côté minimaliste et efficient… J’ai reçu ma première Strandberg il y a seulement quelques semaines et je vais de surprise en surprise, d’émotion en émotion. Tout n’est pas complètement rose mais quand même,  force est de constater que poser ses papattes sur une Strandberg ne peut pas laisser indifférent…. Après toutes ces années passées au volant des plus belles productions du marché, l’une d’elles pourrait-elle encore me surprendre ?


 

      Voilà, tout est un peu dit dans cette introduction. Je vais toutefois essayer d’approfondir un peu, histoire de vous donner envie et peut-être de vous faire profiter de l’expérience que je suis en train de vivre et qui n’aurait pas dû attendre si longtemps. Pas de vidéo pour l’heure, ça viendra après, avec les backing tracks, et vous n’allez pas être déçus (enfin j’espère…)

 

La Boden est le modèle phare de Strandberg, c’est par elle que tout est arrivé il y a une petite quinzaine d’années, c’est grâce à elle qu’Ola Strandberg s’est forgé une solide réputation dans le monde de la guitare électrique moderne, malgré les controverses et les critiques d’alors. Car beaucoup voyaient en ces guitares une relative supercherie, quelques effets de mode, bref, une simple trainée de poudre... Et comme tout ce qui est nouveau, surtout en matière de guitares dans un monde finalement hyper conservateur, la petite marque suédoise a dû faire ses preuves.  Chaque innovation (et là il n’y en a pas qu’une chez Strandberg…), s’accompagne de son cortège de grincheux. C’était comme ça à l’époque du MS20 et du DX7 et lorsqu’est apparue la modélisation des amplis, des cabs, des effets ! Voyons voir aujourd’hui qui n’en utilise pas !

Bien sûr, les « headless guitars » ne sont pas une invention de Strandberg, il y a longtemps qu’elles existent, d’une manière assez anecdotique. Steinberger fut également en son temps assez « chahuté » pour avoir osé couper des têtes…

Headless but not brainless !!!

Quand on pense « Strandberg », on pense d’abord « headless » mais ce n’est pas la seule originalité de ces guitares. Quelques détails pour le moins troublants viennent bousculer l’ordre établi… Quitte à changer nos habitudes, autant ne pas y aller par quatre chemins ! D’abord il y a la tête, ou plutôt, il n’y a plus la tête… Ensuite il y a le manche. « L’endured neck » (c’est comme ça qu’il s’appelle) oublie d’abord les rondeurs et les profils persos au profit d’un galbe unique rectiligne, issu d’un cerveau d’ingénieur. Il vous gratifie en cadeau des « faned frets » sensées assurer la justesse la plus parfaite possible à votre instrument... Pour terminer, la plupart des Strandberg sont construites avec des corps chambrés (chambered), c’est-à-dire « évidés », ce qui leur confère une légèreté juste incroyable sans en théorie sacrifier le son !

Headless = useless ?

Esthétiquement, on aime ou on n’aime pas ! Les avis sont tranchés, beaucoup adorent, beaucoup détestent… Personnellement j’adore, mais ce doit être encore mon côté « objecteur de conscience »…

En dehors de l’aspect purement esthétique, j’y vois deux intérêts, et un inconvénient…

 Couper la tête de la guitare diminue sa taille, ce qui permet de la loger à peu près n’importe où, dans le coffre de la Twingo, sur son dos agrippé sur le Solex ou à pieds en pleine montagne… Je n’ai pas encore parlé du très bel étui souple particulièrement ergonomique qui accompagne chaque Strandberg. Il s’accroche à vous comme un sac de rando, on peut y loger un iPad ou un MacBook, une petite carte son (ma Motu M2 s’y repose très bien) et même une Leffe… et partir enregistrer sur l’Everest (allez, le Mont Blanc pour les fainéants…). Si on revient sur la taille de l’instrument, quand on joue au fond d’un bar c’est pas mal, en groupe sur une micro scène, le bassiste ne se prend plus la crosse dans la g…… Mine de rien, ça peut vous éviter un début de mutinerie.

En number two : la Strandberg attire l’œil, surtout celui des non-initiés. Il n’y a aucun doute que cela donnera un coup de boost à votre presta sur scène…

Le côté (un peu…) déstabilisant et pas super pratique concerne l’accordage de la guitare. Il faut un moment pour prendre l’habitude de chercher en bas à droite, et quand ça commence à venir, on a un peu tendance à regretter les « clés ». En effet, triturer les tuners « made in Ola » est quand même beaucoup moins fun, moins facile également car il faut un peu forcer et ce n’est pas très agréable. Pour trouver le réglage adéquat, la « trituration » s’avère assez imprécise, on perd du temps, ce qui en concert peut s’avérer assez embarrassant. Evidemment, ce que je rapporte là est uniquement lié aux Strandberg équipées d’un vibrato que l’on sollicite beaucoup (trop ???…). A réception de la guitare, je m’étais précipité à la monter en 9/42, je me suis vite ravisé… Le 10/46 est bien plus adapté et comme j’hésite toujours entre les deux... Bon en fait, depuis que j’ai écrit ça, je suis revenu au 9/42 parce que finalement, ben le 10/46, j’aime pô… Compliqué le gâ !!!

 

Tant qu’on y est, parlons du trem…

N’allez pas vous imaginer que la Boden Trem ne tient pas l’accord… Le système de blocage des cordes est finalement d’une grande simplicité mais il est très étudié et particulièrement efficace. Associé aux « faned frets » qui permettent d’avoir le meilleur diapason pour chaque corde, la guitare est d’une justesse absolue de haut en bas du manche, c’est plutôt cool. Côté sensations de jeu, on peut tout faire avec ce vibrato, du plus plus léger effet au dive bombing Eruptionnesque. Par ailleurs, la tige est blocable à l’aide d’une micro vis, un accessoire particulièrement bienvenu que beaucoup de grattes haut de gamme ne proposent pas… Je l’ai réglé à ma main en légèrement flottant et franchement, j’en suis hyper satisfait.

Petit aparté sur le changement des cordes… Aucune difficulté, c’est même à la limite plus simple que sur une guitare conventionnelle. On passe la corde dans la vis correspondante sur le vibrato, on vient serrer l’autre extrémité en bas du manche grâce à un pontet dédié, c’est prêt !!!  Il faut en gros un petit quart d’heure pour monter un jeu entier…

L’endured neck…

Je n’avais jamais essayé de Strandberg avant d’en recevoir une… Le profil du manche peut sembler assez déroutant de prime abord. Dans les faits, je n’ai eu aucun temps d’adaptation. Je n’ai jamais eu à « penser » que je jouais sur un manche différent, au contraire, je l’ai oublié quasi instantanément. Par contre, le confort, notamment pour le pouce qui suit naturellement le galbe du manche est indiscutable. Le poignet est moins « tordu ». Encore une fois associé aux faned frets, les accords complexes quel que soit l’endroit du manche sont facilités et l’accès aux aigus est excellent même si dans le cas de la Boden Original, il ne s’agit pas d’un manche conducteur mais d’un manche vissé qui garde donc un léger talon. De ce point de vue, j’aimerais vraiment essayer une Boden Fusion (avec manche conducteur), Ola si tu m’entends !!! D’une certaine façon, il me semble que les positions d’accords sont meilleures, très naturelles. On gagne en précision et donc en qualité de jeu. Le galbe du manche vient accompagner le positionnement de la main, on n’y pense pas, c’est assez étonnant. Je n’ai pas encore assez d’heures de vol aux commandes de cette guitare pour évaluer les bienfaits sur le corps fourbu d’un vieux gratteux comme moi mais il est évident qu’en conjonction de son poids plume, cette guitare est probablement l’instrument le plus « safe » qu’il m’ait été donné de jouer…

Le poids…

J’en parlais au début, la Boden Original fait partie des guitares haut de gamme de Strandberg, à ce titre elle est « chambered », c’est-à-dire que son corps est évidé, ce qui a évidemment une incidence immédiate sur son poids. C’est assez hallucinant, lorsqu’on attrape le manche, on a l’impression de ne rien soulever. En comparaison d’une guitare « normale », c’est juste le jour et la nuit et on se demande comment c’est possible de « porter » ça (je parle de ma JEM par exemple…). Sur scène, en jeu debout, c’est vraiment super agréable et sans la tête, d’une maniabilité exceptionnelle. C’est en même temps assez déroutant, surtout au début, on pourrait même presque avoir cette sensation que ce n’est pas un vrai instrument…

 

Le son, les micros Suhr… L’épisode pas du tout simple à expliquer…

De nombreux guitaristes estiment que les guitares « chambered » sonnent moins que les autres du fait d’un manque de résonnance du corps de la guitare. Je suis assez incapable « d’évaluer » cela… Quoiqu’il en soit, il est vrai que dans l’ensemble, le son de cette  Boden chambered est assez….. « sec ». Si je dois « qualifier » l’ambiance qu’elle génère, ça reste assez « froid », un peu métallique et en tout cas très… « clair » (ce qui n’est pas à proprement parler une critique négative dans mon esprit…). Pour moi, on est  vraiment dans l’univers Strat même si on est en humbuckers… ce qui a tendance à pas mal changer mes habitudes, et mes automatismes…

En même temps, le moins que l’on puisse dire est que  la Boden Original  est hyper burnée ! Je n’avais jamais eu l’occasion de tester les micros Suhr et honnêtement, je ne sais pas trop ce que j’en pense… Très étonnamment, pour moi, les deux humbuckers ne sonnent pas comme des humbuckers, comme je le disais, il y a un « arrière-goût » de simple bobinager… Pour le meilleur ? Va savoir…  Le sélecteur 5 positions permet d’ailleurs de les splitter pour obtenir des sons cette fois définitivement Stratoïdes, normalement assez inaccessibles sur ce type de config. Mais même en « non splittés », rien à voir avec des Di Marzio genre Tonezone ou des Evo par exemple, encore moins avec un couple de Seymour Duncan genre JB (je reste sur des micros passifs en comparaison bien sûr)… On a beaucoup plus de « harshhhh » et de « buzzz », pas forcément évident pour aborder des style de zik bien dans les clous, qui ne revendiquent pas ce surplus de vitamines.

Dans le détail… En bridge, le humbucker est super puissant (trop ?) et me sème vraiment le doute. J’ai du mal à savoir si je l’aime ou pas. En grosse disto…. Je veux un son précis, puissant certes, assez affuté dans les mediums mais surtout, pas du tout baveux… Là… J’ai un son blindé en aigus, assez difficile à maîtriser, qui hurle fort, voire m’agresse si j’insiste… Il faut vraiment jouer de l’égaliseur pour gérer les affaires et chacun sait que dès qu’on commence à modifier l’origine, on perd en authenticité. J’ai dû pas mal retravailler mes presets Kemper (ce qui en soi n’est pas très grave et même assez plaisant…) en limitant donc les haute fréquences et surtout en diminuant les « drive » pour éviter le cataclysme... En même temps, ce qui est très déstabilisant, c’est que  le grain est « intéressant ». Je suis conscient qu’il m’oblige à sortir un peu de ma zone de confort car c’est vrai, à la base, je ne suis pas très « Strat ». Est-ce problème ? Non au contraire… Est-ce que c’est vraiment ce que je recherche ?… Encore une fois oui pourquoi pas… et finalement, non j’ai pas spécialement envie !

Ce qui me gêne le plus en fait, c’est un côté assez aléatoire, pas super « droit »(toujours  en grosse disto), et ce niveau de sortie vraiment très élevé, qui oblige aussi à jouer du noise gate +++ et donc à perdre d’une certaine façon quelques sensations de jeu (« l’authenticité ? »)…

Bref, très compliqué… J’aime, j’aime pô…  J’ai envie de le remplacer et en même temps, j’ai pas envie… D’autant plus que sur une guitare comme celle-là, avec toutes ses particularités, je ne sais pas trop ce que ça pourrait donner… Bref…

Le micro « neck », toujours Suhr, est lui simplement extraordinaire, dans la même veine que le bridge mais l’utilisation n’est pas du tout la même, aussi un peu baveux en grosse disto mais ce n’est jamais comme ça que je l’utilise… Pour approcher des sons beaucoup plus softs très bluesy genre Mr Timmons, c’est le top absolu ! Il a le mordant qui va bien et en même temps le velours qui va aussi. L’utilisation du potard de volume de la guitare donne toutes les nuances que l’on imagine et moi qui l’utilise rarement, je me prends à le tripoter un peu beaucoup plus que d’habitude. Je peux passer des heures à jouer côté « neck » dans un registre très Lukatherien voire Gilmourien et si je passe en split, j’ai accès à des univers de nouveau très « strat », Pliniformes à souhait. J’adore ce micro, on a l’impression qu’il est vraiment fait pour cette gratte et si on peut effectivement penser que la caisse chambered résonne moins que celle d’une Les Pauls, justement, l’ensemble se révèle particulièrement attachant.

Sur les positions intermédiaires, c’est-à-dire le split des micros ou le mélange des deux, on a  vraiment un son de pure Strat mais avec un petit truc en + qui donne le frisson. Pour les arpèges en son clean voire des accroches de sons de guitare acoustique avec certains plug’ins de haute volée dont je ne vais tarder à vous parler, c’est assez bluffant.

Alors finalement, je conclus le chapitre son comment ? Je dirais… J’aimerais beaucoup tester d’autres micros sur cette Boden. J’avoue que je suis assez tenté par les Fishman Fluence dont j’entends à la fois le plus grand bien, mais quelquefois aussi beaucoup de « beaucoup moins bien ». Moi qui suis un grand adepte d’EMG, je pense que les Fishman, à la fois actifs et passifs pourraient violemment me satisfaire. Peut-être que je ferai la modif si j’ai le courage… Après, pour avoir déjà réalisé ce genre d’opération à cœur ouvert sur un certain nombre de mes guitares, je ne suis hyper fan des changements de micros : un micro qui sonne d’enfer sur une guitare qu’on a essayé ne donne pas forcément les résultats espérés sur une autre. Dans l’idéal, je « virerais » bien le micro bridge pour essayer autre chose en restant en passif… Je manque un peu d’idées… Si vous en avez, compte tenu de ce que vous connaissez de moi, de mon jeu et de mes influences, n’hésitez pas à proposer…

 

Conclusion :

Le monde de la gratte électrique (je parle de l’instrument en tant que tel…) a finalement très peu évolué en un demi siècle. La réflexion d’Ola Strandberg a remis un peu de piment dans l’affaire, notamment sur ce qui pouvait être amélioré, par petites touches, certains diront « des détails »… Vous êtes témoins, j’ai une nouvelle fois essayé de rester le plus objectif possible même si cette guitare me transcende sur bien des plans, car je n’aime pas tout chez elle. Une chose est certaine : aucun constructeurs n’a réuni en une seule fois autant d’innovations. La légèreté de l’instrument, sa facilité de prise en main qui améliore votre jeu sans que vous le perceviez vraiment, sa justesse, l’efficacité et la simplicité de l’œuvre…

La mienne va probablement évoluer encore (changement du bridge pickup ?) mais je peux affirmer trois choses : avec cette Strandberg, ma vie de gratteux a changé, mon jeu de guitare a évolué et le plus important, elle donne vraiment envie de jouer ! Je n’ai pas abandonné mes Luke, Ibanez, et mes Vigier, mais aujourd’hui, elles gravitent en orbite de la Strandberg, qui met un peu tout le monde d’accord. Si vous en avez l’occasion, je vous suggère d’essayer ces instruments, il y a des chances que cela change aussi pour vous… Et, sait-on jamais, si vous avez investi dans une Boden équipée en Fishman, contactez moi, ça m’intéresserait vraiment de poser quelques accords avec…

 

Comments

  • Bonjour Dominik,
    Excellent article sur un instrument très novateur. J’ai beaucoup aimé ta description très précise. C’est une guitare qui m’avait beaucoup intéressé à une certaine époque mais j’avais abandonné pour le prix. Bin oui, on frise les 3000 boules avec moins de matos dessus, je trouve ça paradoxale malgré que je reconnaisse l’avancée technologique de cet instrument.
    J’étais donc parti pour rester avec ma petite James TRUSSART (modèle Super Strat de 1989) jusqu’au bout de la nuit lorsqu’un jour et à cause du boulot je suis parti en déplacement et que je me retrouvais sans avoir de guitoune. Là ça n’allait pas le faire ! Alors je me suis penché sur l’HH1 de Carvin (à l’époque) qui s’est changé en KIESEL. J’ai commandé un modèle de base avec le XS Tremolo (une tuerie) et 1 seul pickup CARVIN/KIESEL. Quelle ne fut pas ma grande surprise car j’ai reçu une guitare Headless de très grande qualité. Même le pickup (1 seul côté bridge, c’est mon choix) est à la fois puissant mais surtout d’une très grande clarté, j’étais sur le cul. Le pickup est splitable Tout l’ensemble est d’une qualité irréprochable. Je sais je me répète. Mon modèle est aussi « chambered ». Je l’ai acheté 1 300€… Mais la gentille douane m’a de suite ajouté 340€ de TVA (bin voui, la guitoune vient des States). Donc c’est un modèle qui m’est revenu à 1 700€ TTC au total.
    Je me suis rendu compte que CARVIN en 1947 construisait des micros pour des guitares électriques, c’était leur métier d’origine avant qu’ils ne fabrique des amplis et des guitares ; donc ils ont une sacré connaissance sur ce point.
    Ensuite, je me suis fait faire il y a quelques mois une autre Headless par un luthier d’inch nord. J’ai demandé à ce qu’il reprenne la même forme que la HH1 avec des tas d’amélioration pour cette Headless de luthier : manche conducteur, tremolo hipshot (un peu plus compliqué à changer les cordes que le XS tremolo mais malheureusement, ce dernier n’existe plus… Idem pour les HeadNeck/fixation des cordes) que j’ai découvert et qui est quand même pas mal et que j’apprécie beaucoup avec des piezos intégrés car la guitare pilote le synthé Roland GR55. C’est une guitare midi via Graphtech. Par contre je n’ai pas le côté acoustique piezos, ce n’ai pas trop mon truc. Le pickup est la même référence que celui de la CARVIN /KIESEL. J’ai repris le même car je suis époustouflé de sa qualité et de sa clarté.
    Je pense à ça : est-il possible de faire une page d’essai sur ton site avec cette guitare ? Si ce n’est pas possible, ce n’est pas grave.
    Voilà, voilà.
    Pour un choix d’excellent pickup côté bridge, sincèrement je ne sais quoi te conseiller. Loin de moi de te faire dépenser de l’argent, mais je pense que tu devrais partir sur tes propres idées et essayer. Et si cela ne marche toujours pas pour la quête du saint graal pickup bridgien, tu peux toujours en essayer d’autres jusqu’à ce que tu trouves l’élu. Changer un pickup c’est ce qui a de plus simple dans une gratte, tu n’as pas de travaille de lutherie à faire.
    En tout cas : excellente revue technique. J’ai dévoré.
    Phil.

  • Salut Phil, merci pour ton commentaire. Je serais assez curieux de voir cette gratte dont tu parles. J’ai failli investir dans une Kissel il y a quelques mois, une headless magnifique avec pas mal d’options. Je me suis finalement ravisé car le personnage qui la vendait ne m’inspirait pas vraiment… J’ai peut être eu tort mais quand tu ne sens pas les choses, à distance, pas toujours évident…
    Bien sûr il est possible de publier un article sur le site si tu souhaites parler de cette guitare. J’aimerais d’ailleurs beaucoup développer ce côté très collaboratif que pour l’heure, je n’ai jamais réussi à promouvoir. Avec l’actualisation du site, je ne sais pas trop te dire si c’est faisable via ton profil mais ce n’est pas vraiment un souci. Essaie de voir si c’est jouable comme ça et si ça ne l’est pas, je te brancherai avec Axel (c’est mon fils… qui gère toute la partie informatique/technique) et qui pourra te donner l’accès à la publication des articles si besoin.
    Pour revenir sur la Strandberg, c’est vraiment une guitare à part et j’ai beaucoup de mal à jouer sur autre chose aujourd’hui. D’une certaine façon, elle a évincé toutes les autres, sans me satisfaire non plus à 100% mais il ne manque vraiment pas grand chose pour les 100%… Bref je crois qu’on est jamais satisfait et c’est justement ça qui est passionnant… La quête du Graal est infinie !
    @+ Dom

  • Bonjour Dominik, il y a des guitares headless pas mal vendues sur AliExpress et qui sont carrément moins chères que les Strandberg, as-tu déjà eu l'occasion d'essayer ? Merci pour ta réponse.

  • Salut Pascal, oui je connais ces instruments qui peuvent effectivement interroger mais je n'ai jamais eu l'occasion d'essayer. S'il y avait eu des modèles avec vibrato, j'aurais surement tenté l'expérience mais ce n'est malheureusement pas le cas... Après, je crois qu'il faut quand même faire un peu gaffe car j'ai entendu dire que la finition était souvent désastreuse mais apparemment ce ne serait pas systématique donc... A méditer...

  • Merci pour ton retour. J'avoue que je suis bien attiré aussi par une Strandberg mais pas trop le budget en ce moment. Quand j'ai vu ton article, j'espérais aussi une petite vidéo, rien que pour le plaisir de t'entendre jouer... et aussi d'écouter le son de la Strandberg avec tes patches Kemper qui sonnent la mort !!!

  • C'est prévu... A travers les hacking tracks qui sont en cours de production, il y aura beaucoup de "Strandberg"...

  • J'ai monté des Di Marzio Dark Matter sur une Sterling Luke dont le son était vraiment bien pourri. Ces micros sont déments ! Voici donc une idée pour ta Strandberg, à mon avis, connaissant tes influences justement, je pense que ça pourrait être un truc à tenter. C'est pas les moins chers on est d'accord mais franchement je serais curieux d'entendre ça. Et en plus ils sont magnifiques question look !
    https://www.dimarzio.com/pickups/high-power/dark-matter-2-bridge

  • Au passage, dommage qu'on puisse pas mettre de liens dans les commentaires, Dominik si tu m'entend

  • Belle idée... C'est vrai que j'aimerais bien essayer ces micros de toute façon mais je me demande si ça matcherait avec la Strandberg. J'ai peur qu'il n'y ait qu'une seule façon de le savoir... Mais effectivement, je n'avais pas pensé à ces micros...

Leave a Comment

Please login to your account or register to leave a comment on this article.
Once registered or logged in, you will be automatically redirected back to this article.