Voilà, une fois n'est pas coutume, je vais vous présenter une guitare qui n'est plus produite mais qui me tient particulièrement à coeur : la Vigier Passion Custom.
Produite dans les années 80/90, à +/-400 exemplaires, celle-ci a atterri dans mes mains (enfin je l'ai achetée, elle est pas venue seule lol ). Elle surclasse mes autres (ex)guitares sur pas mal de points.
Cette guitare a été produite en petite quantité dans les années 80 jusqu'au milieu des 90's environ. Il y en a eu moins de 400 exemplaires à ma connaissance. Celle-ci est une Custom, on le reconnaît au filet blanc autour du corps ainsi que la table et le dos en érable flammé (près de 20mm d'épaisseur !) sur un "noyau" en aulne je pense. Tout est exclusif sur cette guitare, des mécaniques à manivelles intégrées (la classe !), à l'électronique en passant par le manche ainsi qu'au chevalet à roulement (fabrication maison) au look massif, mais indésaccordable. Le débattement de celui-ci est moindre que sur un Floyd rose, mais il part dans les deux sens sans problème et autorise les dive bomb et autre effets sans soucis. Le sillet comprend les fine tuners et est construit à la 80's, bien solide mais peut-être un peu moins pratique à l'usage à mon goût. Les straplocks sont d'origine.
Côté électronique : exclusivité aussi avec les Benedetti (fabrication française) spécifiques à cette guitare ainsi que son préampli actif qui emploie deux piles 9V (pas d'inquiétude, 600heures d'autonomie prévue avec des piles alcalines, le double en lithium). Niveau son, c'est du lourd, tout est possible à mon avis avec ces micros (et sans aucun bruit de fond svp !). Le rotocontacteur du bouton de tonalité à 6 crans permet de passer du plus doux au plus flûtés des sons. Combiné au toggle switch à 3 positions et au push pull du volume très progressif, une quantité impressionnante de sons s'offre à l'utilisateur. Moi qui était septique face aux systèmes actifs (faut mettre une pile :-( ), me voilà conquis !
Côté lutherie : comme je disais, la table et le dos sont en érable flammé très épais (ça change des tables de 5mm) et sont posés sur une tranche en bois également (aulne?) autour d'une poutre/manche conducteur en carbone tressé.
Le contact avec ce manche n'est pas froid du tout comme on pourrait le penser. Encore une fois, l'exclusivité est de rigueur avec ce type de manche bien rigide et offrant donc un sustain très impressionnant. Le profil est assez rond et épais (20mm au moins), ce qui change des Ibanez auxquels j'étais habitué. Pas de soucis de ce côté, on s'y fait très vite et le manche épais permet d'obtenir un son épais lol . La touche est en Phenowood (phenol), sorte d'ébène artificiel et inusable. Le toucher ainsi que l'apparence sont très similaires à de l'ébène. Cette touche est garnie de frettes medium ainsi que d'une frette zéro qui permet à la guitare de sonner de la même façon à vide ou frettée et participe ainsi à la bonne intonation, justesse et jouabilité (action) de l'ensemble.
Voilà, trève de blabla, vous avez compris que cet instrument m'a plus que conquis (j'ai l'impression d'être le proprio d'un Stradivarius lol ) par sa qualité de fabrication, son son ainsi que son exclusivité. Pour vous faire une idée du son, allez voir Dominik lui-même avec sa reprise de Satriani sur Youtube.
Place aux photos :
Le belle :

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Le dos :

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Préamp/piles :

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Benedetti :

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J'ai la grosse tête ! :

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La touche phenowood :

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Le chevalet :

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sillet/fine tuners :

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mécaniques à manivelles :

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le corps : look at the épaisseur des plaques !

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carbone neck !

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détail du chevalet :

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number of the beast :

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Voilà donc une guitare qui ne pourra pas laisser indifférent.