« Travailler avec Joseph est toujours un plaisir, nous avons joué ensemble en Scandinavie et l’idée d’enregistrer un album a germé dans notre esprit à cette époque, ce projet s’est révélé très excitant. Les superbes contributions et le travail des différents compositeurs et des musiciens ont fait que la qualité du disque a dépassé toutes nos espérances. » « Ben oui c’est ben vrai tout ça ! », comme dirait ma grand mère du pays de Caux. Et les nôtres aussi d’espérances, ont été dépassées!!!!! D’autant plus qu’on n’espérait rien de spécial de cette association là…. Pour ma part, je ne connaissais même pas Peter Friestedt… Pour ce qui est de Joseph Williams, là c’est autre chose, voilà le vrai chanteur dont Toto n’aurait jamais dû se séparer………
G66

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Il est sorti le 27 mai 2011, ‘Tain quel album mes enfants, les Toto addicts ne seront pas déçus c’est absolument certain. La voix de Joseph Williams est toujours là, égale à celle que l’on se délectait d’entendre sur « The seventh one » mais à la différence des albums « solos » qu’il a pu proposer jusqu’alors (un peu « soupesques » diront certains), celui ci n’est pas uniquement dédié à la voix. Les compos sont de grande qualité tant sur le plan des idées que sur celui de la production, hyper léchée. Peter Friestedt est assurément un compositeur de haut vol, le seul reproche que je pourrais lui faire serait peut être d’avoir tenté « d’imiter » les envolées guitaristiques du grand Steve qui se révèle bien évidemment « inimitable »….. Pour le reste, on est toujours clairement dans un registre très hard FM californien dont on pouvait craindre qu’il n’apporte pas grand chose à l’existant mais c’est tout le contraire, il y a dans cet album des titres vraiment « chiadés » (et absolument rien à jeter…) et finalement un mélange d’inspirations très riche et superbement « réfléchi ».

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S’il faut s’arrêter sur les pièces les plus « brillantes » de cet album, « Swear your love » et « Stay with me » sont des « Toto » pur jus qui intègre tous les ingrédients connus mais dont on ne se lasse jamais : la fritte, le son, la mélodie et le refrain top calculé pour vous scotcher le cerveau, preuve que Joseph n’était pas qu’un simple chanteur dans le groupe mais qu’au delà de ses évidentes qualités de chanteur, sa « patte » question compos avait de quoi séduire… « Sometimes you win » est une ballade comme on les aime, avec une voix bien en avant mais qui ne « mange pas » l’orchestration, ou lorsque le chanteur devient un vrai instrument de musique au milieu des autres. Enfin, « Gotta find it » avec ses accents subtils et un groove quasi Motown enfonce le clou dans une galette qui restera sans doute un objet culte pour les Toto addicts sans plus… Dommage, l’album de Williams/Friestedt a vraiment de quoi s’imposer comme un des meilleurs du genre et, plus encore que dans les précédents opus de Williams, je trouve le spectre de Mickael Jackson (à qui il a souvent été comparé pour son timbre de voix) bien présent, c’est dire la qualité du travail !

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Les morceaux :

01 - Swear Your Love
02 - Say Goodbye
03 - Something You Win
04 - Where To Touch You
05 - Going Home
06 - Stay With Me
07 - Gotta Find It
08 - One More Night
09 - Letter To God