Nik Kershaw est né à Bristol le 1er mars 1958. C’est au début des années 80, après être passé par pas mal de « galères » et avoir croisé la route de différents groupes plus ou moins connus de l’époque qu’il émerge réellement sur le plan musical.
Guitariste à l’origine mais multi instrumentiste en fait et chanteur, son premier album « Human Racing » est déjà rempli de hits qui le propulseront rapidement, trop rapidement peut-être au devant de la scène pop rock mondiale. En 83, « I won’t let the sun go down » puis des titres emblématiques comme « Woudn’t it be good » le placent en haut des charts. En 84, il remet le couvert avec « The riddle » sans doute son album (et peut être son titre…) le plus connu qui passe partout en radio. Des titres accrocheurs mais non moins musicaux comme « Wide boy » ou encore « Wild horses » resteront pour moi une forme d’exemple.

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Ce côté plutôt « commercial » fait oublier l’essentiel… Au-delà d’une voix particulière qui s’exprime superbement dans les graves (ce qui à l’époque n’était pas forcément le plus fréquent… et le plus vendable…), l’aspect compos/création passe totalement inaperçu ; Nik Kershaw devient l’une des « pop /stars » les plus en vue du moment et sera même invité à participer au Live Aid, ce qui n’est pas rien... Dommage, car, bien au-delà de cette seule « image », il y a un compositeur de premier plan, un des rares musiciens que je connaisse capable de cette alchimie magique, proposant à la fois des mélodies simples, que l’on retiendra facilement, et une musicalité bien réelle… Le seul pour moi, à avoir su mélanger séquences et rock’n roll pour un résultat à chaque fois convaincant, dans des harmonies très personnelles et un univers bien à lui. N’importe laquelle des chansons de Nik Kershaw peut être rejouée unplugged, même les plus « fournies » sur le plan « machines », un vrai signe ! Le dernier album en est d’ailleurs l’illustration immédiate : « no frills » reprend tous les titres les plus écoutés en acoustique.
S’il vous plait, ne vous cantonnez pas justement aux quelques tubes connus, allez écouter un peu plus loin, il se passe des choses vraiment étonnantes. L’album « Radiomusicola » (le titre veut dire quelque chose…) contient aussi des titres qui auraient dû marquer leur temps (beaucoup moins radio diffusés certes mais ce n’est pas anodin). Quand à « The Works », album désormais très difficile à trouver, on y rencontre étonnement des gens comme Jeff Porcaro (à l’époque batteur de Toto). Le titre « Cowboys and Indians » est à tomber….

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Au chapitre des collaborations, Nik Kershaw a produit un titre en duo assez connu aujourd’hui avec un monstre du rock américain, j’ai nommé Elton John… et a travaillé avec Cliff Richard, Bonnie Tyler, Ronan Keating, Jason Donovan, Tony Banks…
Au fil du temps, la musique de Nik Kershaw est devenue un peu plus acoustique, donc moins électronique mais les idées sont toujours au rendez vous, l’album « 15 minutes » produit en 98 amorce cette nouvelle donne et pour ce qui me concerne, l’intérêt que je porte à ce phénomène désormais méconnu ne se dément pas.

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« To be frank », album de 2001 est de la même veine, des textes peut être un peu plus intimistes mais on file de plus en plus vers le tout acoustique, ce que confirme le dernier album « You’ve got to laugh ». Quoiqu’il en soit, l’esprit est bien là et je ne saurais trop vous inviter à vous intéresser ou à « revisiter » la discographie de Nik Kershaw qui vaut réellement le détour. Vous n’y découvrirez rien de délirant sur le plan strictement guitaristique mais bien des compos inconnues, même parmi les plus anciennes raviront vos sens, surtout confrontées au néant musical rock/pop actuel, qui n’en finit pas de se chercher un mentor… qui n’était peut être pas si loin, dommage !

Tout Nik Kershaw ici.........