Alors, prétexte ? Fainéantise ? Pas impossible mais il y aussi tout le reste… le boulot, les gamins, la belle mère, la messe, les poubelles à sortir… et les milles trucs plus ou moins intéressants ou indispensables que l’on s’astreint à faire tous les jours de l’année… Et voilà, dure réalité, le temps passe et la belle Ibanez que l’on s’était promis d’honorer et d’user rapidement prend la poussière. Les progrès se font attendre et comme chacun sait, à la guitare comme dans l’apprentissage de tout instrument de musique, il n’y a pas de plus grande frustration que l’absence de progrès… Selon que vous manquez réellement de temps, ou bien de volonté, voici quelques petits trucs simples, j’oserais dire « évidents » (mais finalement pas tant que ça…) qui vous permettront malgré tout « d’avancer » et peut être d’éviter définitivement de vous culpabiliser…

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Tout d’abord, quand on a peu de temps, il faut essayer d’être organisé… Je sais, rares sont les vrais artistes qui le sont vraiment mais… Dans le domaine qui nous intéresse, cela peut se résumer à ces quelques astuces :

-il n’est pas forcément nécessaire de « se bloquer » deux heures d’affilée pour se mettre à bosser… Et comme nous l’avons déjà évoqué dans un précédent article, une pratique régulière de courte durée vaut mieux qu’un après midi entier un week end sur trois… 20 minutes par jour, c’est déjà intéressant…

-Ce que j’appellerai la « micro-pratique » est la clé du progrès pour le guitariste pressé… Si vous n’avez même pas ces 20 minutes, achetez vous une guimbarde… lol non je déconne… Si ce n’est déjà fait, procurez vous une acoustique et ayez là toujours à portée de mains! Ce sera moins efficace mais 20 minutes ça peut faire 2 x 10 ou même 4 x 5… Alors pendant que l’eau boue, que le petit fait son rot, que TF1 balance ces pubs pourries ou que votre femme se prépare avant la sortie du samedi soir (bon dans ce cas précis ce sera plus souvent 20 minutes x 12 donc, bonne pioche……..), , grattez, grattez , grattez !!!!!!! Si vous parvenez à tirer partie de tous ces instants « perdus » à l’origine, mine de rien, vous progresserez.

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-Pour ce qui concerne l’Ibanez… Laissez là branchée, sur un stand plutôt que dans son étui, prête à être utilisée, sans y réfléchir, avec un ou deux médiators plantés sur la tête... Et si l’ampli n’est pas approprié parce madame fait sa sieste, n’oubliez pas qu’il existe désormais nombre de solutions « casque » ne sacrifiant rien à la qualité sonore, que ce soit sur iPhone, iPad ou bien sûr sur ordinateur…

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Si vous bossez à partir de tablatures ou de partitions, investissez dans un pupitre et laissez systématiquement votre bible ouverte à la bonne page.

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Si la logistique est bonne, que vous ne perdez pas de temps à chercher, brancher, installer, vous n’hésiterez pas à vous y mettre et encore une fois, même si c’est pour ne jouer que 20 minutes, ce sera loin d’être inutile. Et si à ces « petits » moments, vous finissez par ajouter un espace temps musique plus conséquent le week end (ce qui demeurera surement possible au moins une fois de temps en temps), vos efforts paieront…

-lorsque le temps est (très) compté, ne cherchez pas la grande difficulté, jouez, simplement, reprenez des choses que vous connaissez, faites vous plaisir. Garder le contact avec l’instrument (sans forcément envisager de grandes prouesses techniques) est aussi une des clés de la réussite…

-Enfin, dernière astuce quand on manque un peu de peps pour s’y mettre vraiment : se payer des cours… Une fois qu’on est inscrit, que les échéances sont fixées, difficile de se dérober et de remettre l’affaire à plus tard… Quand on paye, on a aussi à cœur de « rentabiliser » son investissement et puis, au passage, on risque d’en apprendre bien davantage que seul, devant sa méthode, son ordinateur ou sa tablature…

Voilà, plus d’excuses donc, et s’il ne vous reste que quelques minutes avant d’aller bosser, vous savez ce qui vous reste à faire…